Plan de Départ Volontaire : on décrypte pour vous



Ne vous fiez pas aux prédicateurs ou aux oiseaux de mauvais augure : rien n'est arrêté tout est à négocier.

Des informations anxiogènes sont diffusées et elles peuvent vous inquiéter. Nous vous proposons un décryptage pour vous aider à comprendre la situation. 

Les négociations ne font que commencer, aucun chiffre ne peut être avancé à ce stade et aucune information ne sera fiable avant mi-décembre. D’ici là, ne décidez  rien sans consulter vos délégués et élus CFDT au risque de prendre des décisions lourdes de conséquences…

 



Un Plan de Départ Volontaire (PDV) c'est quoi ? 

Un Plan de Départ Volontaire Autonome est une forme de Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE).  Cependant, à la différence d'un PSE classique, il est censé exclure les licenciements contraints mais ne prévoit pas d’engagement de reclassement dans le Groupe.  

3 cas de figure sont présentés : 

  • Ceux qui vont quitter l’entreprise avec un projet personnel qui doit correspondre à des cas listés et réglementés : création d'entreprise, reconversion, recrutement en CDI ou CDD de + 6 mois = l’entreprise les accompagne financièrement.
  • Ceux qui trouveront un intérêt dans les nouveaux postes malgré leur nombre limité et le changement d’emploi = ouverture des candidatures mi-janvier, décision mi-mars.
  • Ceux, que nous craignons plus nombreux, pour lesquels la banque proposera une solution par défaut (un reclassement interne selon l’agenda et les besoins de la direction.
La notion de départ "volontaire", sciemment instrumentalisée par la Direction se veut rassurante, mais de nombreuses craintes vont peser dans le choix des salariés (géographie, typologie d’emploi, perspectives d’évolution…). Le seul objectif assumé par la direction est de se séparer de 66 personnes sans contraintes de reclassement par le groupe. Reste à savoir quelles seront ses options s’il n’y a pas suffisamment de volontaires sur les deux premiers choix.
 
Pour résumer quand c'est flou, il y a un loup ! 
 
Où en est-on dans les négociations ?

Les négociations ont débuté le 15 octobre. Des réunions teams seront organisées par les organisations syndicales pour vous informer de l'avancée des discussions et pour recueillir vos questions. Un lien d’invitation vous sera adressé prochainement.

Nous vous proposons dès à présent de contacter vos négociateurs CFDT : Christine Rousseau, Ariane San Nicolas, Pascale Pellarin, Rémi Tastet.

Les syndicats servent à quoi dans cette histoire ?

Nous évaluons le contenu du PDV présenté par la Direction en ayant comme objectif de ne laisser personne sans solution acceptable.

Nous avons bien compris que l'actionnaire comme la direction ne veulent pas, pour des raisons sémantiques et politiques, évoquer la notion de PSE. Néanmoins, nous n’accepterons pas que les salariés paient le prix d'une politique erratique.

Au delà du manque de vision stratégique de nos anciens dirigeants, nous attendons maintenant que BPCE prenne ses responsabilités envers les collaborateurs impactés par les conséquences de cette réorganisation. Nous attendons que la situation soit appréciée en fonction des moyens du Groupe. #synergies

Reclasser les salariés dans des emplois et des zones géographiques en cohérence avec leurs compétences et leurs choix de vie, c'est possible! Cela a déjà été fait pas le passé dans le Groupe et à une plus grande échelle (Crédit Foncier). 

BPCE en tant qu’actionnaire aux résultats financiers largement positifs, ne peut se soustraire à ses obligations sociales et morales.  #RSE

Et les élections dans tout ça ?

Les élections professionnelles auront lieu en novembre. Cela ne facilite pas le travail de négociation, mais la CFDT conserve son sens de l'intérêt général et compte bien continuer à porter votre voix. Dans cette perspective votez CFDT pour être bien représentés !

Votez pour des professionnels de la banque plutôt que pour des professionnels du syndicalisme !


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